burnout

Burn Out de Didier Fossey
Flamant Noir Editions
En librairie depuis le 28 février 2015
296 pages, 19,50 €

Paris, avril 2014. Une série de vols d'objets d'art a lieu dans les cimetières parisiens. La police est sur le coup mais, lors d'une nuit de planque, un policier se fait assassiner. Pas de témoins. Peu d'indices. Ses collègues présents sur place n'ont rien vu. Boris Le Guenn, chef de groupe de la BAC au 36 quai des Orfèvres, est saisi de l'affaire. Malgré son manque d'effectifs et plusieurs enquêtes à gérer, il devra en plus faire face à la descente aux enfers d'un de ses hommes. 
Le temps passe. Les vols se multiplient, les crimes aussi et les pistes sont dérisoires. Boris Le Guenn et son équipe doivent mener à bien ces affaires, non sans danger pour eux, tant sur le plan professionnel que personnel. C'est un monde désenchanté, un monde dans lequel l'histoire ne se termine ni bien ni mal, elle se termine c'est tout. Certains flics boivent pour oublier, d'autres ont une démarche plus radicale, violente, imprévisible. 
Burnout, nuits de planques et de filoches. Ça pue la clope, le sang et la sueur de ceux qui veillent sur la population. Ces flics, obsédés par leur boulot, à qui on demande de laisser au vestiaire leurs problèmes personnels, sont vite rattrapés par leurs démons et leur paquetage s'alourdit de quelques cauchemars.

Burn Out est-il réellement un polar ?

Question délicate lorsque la dernière page de ce roman est tournée. Bien sûr, le fond de l'histoire est une enquête, bien sûr, le lecteur vit les planques, l'enquête et la traque....

... Mais, avant toute chose, la qualité d'écriture de Didier Fossey et son réalisme en font avant tout un roman d'une noirceur implacable qui raconte plus la vie de flic, la souffrance, la fatigue de ces hommes qui protègent la paix au point de devoir s'oublier complètement que l'enquête en elle-même.

Burn-out a donc deux lectures : une belle enquête policière qui pousse le lecteur à tourner les pages pour savoir si les méchants trafiquants d'art seront arrêtés mais avant tout un beau plaidoyer pour un métier trop souvent critiqué alors qu'indispensable....

Un roman fort, humain qui ose aborder un sujet quelque peu tabou qui se lit d'une seule traite avec plaisir, frissons et petites larmes à l'oeil !

La première phrase :

"- Putain, merde, fais gaffe Dédé, tu m'as coincé les doigts derrière le frigo."

 

Pour un autre avis, n'oubliez pas de passer par chez Totalybrune.... mais aussi ZoneLivre ou chez Loley