plume et reflex

Aujourd'hui, mon Cher Petrosky, je te propose sagesse et sérénité.... Que cela t'inspire-t-il ?

N°5

 

Tu me regardes sans me comprendre.

C’est logique.

Pour toi je suis perdu.

Perdu pour la nature, perdu pour une vie saine, perdu pour connaître le vrai bonheur.

Déjà tu ne me vois pas vraiment, tu vois surtout mon téléphone.

Mon Dieu, mon gourou, ma raison de vivre…

Mon téléphone portable.

Mon téléphone qui me relie à tout, à mon Facebook, mon Twitter, mon Instagram.

Ma vie virtuelle....

Tu ne sais pas que là, je me demande combien de Like(s) va me rapporter cette photo que je fais de toi avec mon négrier.

Un dôle de mot, mais ne suis-je pas son esclave consentant ?

Car c’est toi qui a raison, tu es libre comme le vent, rien ne te retient. Surtout pas un gadget à la con qui t’évite de regarder comme le monde est beau, comme ton prochain est bon.

Besoin de ce filtre qui pourrit tout.

Je ne sais pas regarder sans lui.

Ouvrir les yeux et découvrir ?

Non j’ai le nez sur cet écran, espérant passer en tête des statuts retwittés.

Aide-moi à vivre non pas de peu, mais de l’essentiel.

Apprends-moi ce qui est vrai.

Que je comprenne qu’un sourire vaut bien plus qu’un millier de pouces bleus sur ta photo…

Stanislas Petrosky.

 

""Nulle personne extérieure à nous-mêmes ne peut nous contrôler 
intérieurement. Quand nous savons cela, nous sommes libérés."