plume et reflex

 

No Futur, vraiment ?

A ta plume, mon Cher Petrosky...

No Futur

No futur…

C’était cela que l’on disait, que l’on écrivait partout en scandant les paroles des Béruriers Noirs, de Trust. En buvant de la bière jusque plus soif en écoutant les Sex Pistols, les Stooges, les Seeds et les Ramones. En pogotant comme des cons jusqu’à se retrouver à terre couvert de bleus.

C’était la première véritable rébellion, dire non à la société et provoquer. J’avais un train de retard quand je me suis greffé au mouvement, c’était déjà passé.
Ben ouais, No Futur en 1976 et moi j’arrive dix piges après. Dès le départ on aurait dû se dire que c’était vérolé, que derrière cet esprit libertaire il y avait autre chose.

Tu ne peux pas gueuler «no futur» et être là encore une décennie après.

Certains ont commencé à dire que derrière nos idoles, il y avait des managers, des affairistes qui manœuvraient pour gagner de l’argent…

Et nous, sombres anarchistes rebelles, rejetant tout système d’autorité, ne voulant être des moutons, nous fringuions tous pareils, nous coiffant tous pareils, enfin pour ceux qui le pouvaient.

Alors certains dirons que nous fumes des pantins téléguidés, à notre tour, nous qui détestions les moutons devenions moutons…

Et bien non, NON, rien de tout cela, certains ont peut-être manœuvré, c’est un fait, mais si aujourd’hui je ne rentre toujours pas dans le rang, si aujourd’hui je gueule encore ma colère et ma rage contre certaines injustices, c’est parce que cette époque-là a forgé mon âme de rebelle

Même si contrairement à lui que j’admire, (il vit comme il le souhaite en se foutant du regard des autres), j’ai rangé mon perfecto, que n’ayant plus un cheveu sur le caillou, la crête c’est mort, mais je garde cette idéologie de liberté personnelle maximale dans le respect de l’autre !

Stanislas Petrosky