Juste après Dieu, il y a papa d'Eric-Emmanuel Schmitt
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Juste après Dieu, il y a papa d'Eric-Emmanuel Schmitt
Albin Michel
En librairie depuis le 25 Février 2026
208 pages, 19,90 €
« Papa ! », le plus beau mot du monde, celui qui naguère suffisait à effacer tous les tracas.
Le petit Wolfgang adore son père, Léopold Mozart, son guide, son modèle, son dieu vivant. Mais vient le temps où l'enfant prodige s'élève plus haut que le maître, et l'admiration se mue en dédain. L'un rompt, s'émancipe, grisé de passions nouvelles ; l'autre souffre, se résigne, cède sa place, contraint d'inventer des liens différents. Un drame silencieux qui, peut-être bien, s'immisce dans toute relation entre père et fils...
Avec la grâce du compositeur, Éric-Emmanuel Schmitt fait vibrer le plus déchirant des chants, celui de l'amour filial et paternel quand il est nourri d'un attachement aussi tendre que maladroit, celui de deux êtres que la vie sépare mais que la musique ne cessera jamais de réunir.
Léopold Mozart est absolument subjugué par le génie de son fils... Si petit, à 4 ans, celui-ci vit déjà viscéralement la musique.
Bien sûr, Nannerl, sa fille ainée est également très douée et lui fait honneur... mais rien n'est comparable au talent de Wolfi.
Fou d'Amour pour son fils, il mettra tout en oeuvre, sacrifiera les besoins de la famille, prendra le risque de perdre son poste pour permettre à Wolfgang de bénéficier des meilleures influences, de pouvoir se faire connaitre dans l'Europe entière.
Léopold se pose en mentor... au risque de perdre son rôle de père et de voir son fils s'affranchir et s'éloigner.
Si l'histoire est essentiellement construite autour du Père et du Fils, elle est magnifiquement servie par des personnages féminins complexes, dans l'abnégation totale et sans qui le Grand Mozart n'aurait pu survivre au quotidien.
Grâce à son écriture rythmée et enjouée, Eric-Emmanuel Schmitt décortique la relation Père-Fils, l'ambivalence des émotions, l'Amour fusionnel et le détachement nécessaire à l'éclosion de l'Adulte.
Un court roman vif, éblouissant, drôle souvent mais aussi douloureux, triste, passionnel...
... un roman qui décortique les émotions à vif qui ont permis au petit Wolfi de devenir Wolfgang Amadeus Mozart !
La première phrase :
"Au fond, tout le monde se réjouissait de son malheur."
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