Salon du livre Egre'livre
Cher Vous,
Que faites vous dimanche prochain ?
Rien du tout ????
Et bien, voilà, si vous faisiez un petit tour au 1er salon du livre Egre'livre ?
Ce sera l'occasion d'y croiser certains auteurs dont je vous ai parlé, d'autre que je n'ai pas encore eu l'occasion de lire, certains que vous connaissez peut être et d'autres pas...
En tous les cas, ce sera sûrement le lieu idéal pour croiser des passionnés du livre.
Pour en savoir un peu plus, je vous conseille de faire un tour sur le site de la Librairie Egrevilloise.
Qu'en pensez-vous, cher Vous ?
Des Bisous
Cécile
L'Enfant-rien de Nathalie Hug
"Aussi loin que je me souvienne,
je l'attendais assis, le menton sur les genoux,
les bras autour des jambes et le dos appuyé contre la porte du placard."
Petit garçon étrange, Adrien guette chaque semaine l'arrivée du père de sa demi-soeur, dans l'espoir de recueillir un regard, une parole ou un geste tendre.
S'il rêve d'un papa, Adrien veut surtout percer le secret de sa naissance, secret qu'il croit enfermé dans une boîte rouge, cachée hors de sa porté.
Le jour où sa mère se fait renverser par une voiture et se transforme en "tas-de-fraises-à-la-crème", la possibilité d'une vie différente s'ouvre à lui. Mais Adrien, l'enfant-rien, peut-il vraiment trouver sa place dans une famille qui n'est pas la sienne ?
Nathalie Hug ne m'était pas inconnue puisque son duo avec Jérôme Camut m'a déjà plongée dans une horrible fascination pour leur héros : Kurtz.
C'est donc sans aucune hésitation que je me suis procurée son livre "L'enfant-rien" parce que je me doutais déjà de la qualité de l'écriture. Et puis le titre m'intriguait énormément.
Et, wahou, bien qu'il ne s'agisse pas du tout d'un polar, j'ai pris une grande claque avec cette histoire.
Adrien est un petit garçon qui, chaque semaine, voit sa demi-soeur partir chez son père.
Chaque semaine, il s'imagine, en attendant l'arrivée de cet homme, que celui-ci va enfin le regarder et lui proposer de les accompagner.
Parce que Adrien ne connait pas son père, et qu'il se pose bien des questions quant à l'identité de ce dernier.
Alors, quand sa mère est victime d'un accident et qu'Adrien vient vivre temporairement dans la deuxième famille de sa demi-soeur, il imagine que tout va changer pour lui...
Je ne vais rien vous dévoiler de plus quant à l'histoire parce que je ne voudrais pas prendre le risque d'en révéler des éléments essentiels. Tout ce que je peux vous dire, c'est que l'histoire d'Adrien m'a beaucoup émue, que l'écriture de Nathalie Hug est percutante, met le doigt là où ça fait mal, nous montre tout ce que l'on peut avoir d'indifférence, même face à la douleur d'un petit garçon.
Mais, surtout, elle m'a complètement scotchée avec le dernier chapitre, au point que j'en ai été comme sonnée...
David Foenkinos, Rencontre.
Cher Vous,
Pas de super interview cette fois-ci (ah, vous êtes déçus ???? ah, mince alors) mais le petit compte rendu de la rencontre organisée par notre Librairie Préférée .
Je n'ai pas du tout l'âme d'une groupie mais je trouve toujours passionnant d'écouter un écrivain parler de son travail. Le battage médiatique qui a entouré le livre de David Foenkinos m'ayant un peu fait fuir, c'est malgré tout avec une oreille attentive et complètement neutre que je suis allée à cette rencontre.
Et, je dois bien avouer que c'était une très belle découverte. Parce que cette rencontre s'est passée simplement, que David Foenkinos a répondu avec beaucoup de naturel et d'humour aux questions qui lui étaient posées.
Bien sur, il ne venait pas parler de "La Délicatesse", objet de notre billet du jour, mais plutôt de "Les Souvenirs"... Et, à l'écouter, je me suis aperçue que j'étais passée complètement à côté de ce livre. Peut-être que si j'avais déjà fait connaissance avec l'Univers Foenkinos, son humour au second degré et son sens de l'autodérision, j'aurais certainement beaucoup plus pris de plaisir à cette lecture.
Cette rencontre a été un pur plaisir, j'ai appris beaucoup, et aussi rit beaucoup... c'était vraiment un beau moment.
Voilà, Cher Vous, je vous laisse terminer votre dimanche avec cette citation, tirée de "La Délicatesse", que je trouve très jolie :
"En partant ce vendredi soir, il était bien content de pouvoir se réfugier dans le week end. Il utiliserait le samedi et le dimanche comme deux grosses couvertures."
Interview de Gilles Caillot
Chers Vous,
Si la petite chronique de ce matin vous a tapé dans l'oeil, si vous avez noté la référence du livre, j'espère que la petite surprise qui suit va finir de vous convaincre.
Gilles Caillot, l'auteur, a très gentiment accepté de nous livrer une interview que je vous laisse savourer tranquillement :
Bonjour Gilles et avant toute chose, un grand merci d’avoir accepté d’être le parrain de cette nouvelle rubrique.
G.C. : C’est pour moi un grand plaisir d’avoir été choisi comme parrain. C’est même un grand honneur. Ça démontre que mon travail commence à être reconnu et suscite de plus en plus l’intérêt des lecteurs. Et ça, ça fait vraiment du bien. Car comme, je l’ai déjà évoqué lors d’autres interviews, le métier d’écrivain est terriblement solitaire. Les rencontres et les témoignages d’intérêt sont de formidables moteurs de créativité. Sans eux, je crois que je me serai arrêté d’écrire.
Vous êtes ingénieur de formation, qu’est-ce qui vous a amené à devenir auteur ?
G.C. : C’est exact. Je suis Ingénieur en mécanique développement. Cursus scientifique pur beurre… Première S, Bac C, DUT de mécanique et productique, école d’ingénieur (INSA Lyon) puis un DESS CAAE (pour devenir chef d’entreprise). Hormis ce dernier diplôme beaucoup plus généraliste, en résumé : des maths, des maths et encore des maths. J’étais d’ailleurs une véritable bille en français et ne faisait rien pour m’améliorer. Depuis, ça a bien changé.
Ce qui m’a amené à l’écriture, hum… Je crois que c’est certainement le plaisir de raconter des histoires. Jeune adulte, j’ai écrit quelques nouvelles d’horreur. Je me rappelle que cette expérience m’avait beaucoup amusé. Lors de mon entrée dans la vie professionnelle, j’ai laissé tomber la chose (je n’avais plus vraiment de temps pour ça) puis ai vécu sans poser une seule ligne sur papier pendant plus de 10 ans.
C’est ma lecture de la trilogie du mal de Maxime Chattam qui a été le déclencheur. Son univers s’apparentait tellement au mien, qu’à la fin de la fin du troisième volet, j’ai pris mon PC et ai commencé à écrire l’ange du mal. 9 mois après, il était terminé.
"L'apparence de la chair est un "roman à tiroirs". Comment avez-vous procédé pour son écriture, comme l'histoire nous est présentée dans le roman final ou avez-vous écrit les différentes phases pour ensuite les mélanger ?"
G.C. : J’écris toujours dans l’ordre. Ça me permet de suivre le déroulement exact du roman et de vivre les scènes avec mes personnages. C’est important pour moi.
Pour l’organisation du texte et ses rebondissements, les différentes histoires menées en parallèle sont solidement inscrites dans ma tête. Bon, je m’aide aussi d’un tableau Excel pour coordonner et vérifier la cohérence des situations. Ce tableau s’enrichit au fur et à mesure de l’avancement du roman.
La différence principale de l’Apparence de la chair avec mes premiers bouquins réside principalement dans ma connaissance affirmée de la fin. Elle ne pouvait pas changer. J’avais d’ailleurs écrit l’épilogue dès le 1er tiers du roman. C’est donc beaucoup plus contraint que j’ai dû avancer dans le récit. D’un autre côté, cela permet une meilleure maîtrise.
Le personnage principal est une femme, comment vous êtes vous glissé dans la peau d’une femme ?
G.C. : Rires… Bonne question. D’autant plus que vu la façon dont le roman est écrit (première personne du singulier), il fallait que cela soit crédible même dans la façon de penser de Sylvie. C’était un vrai challenge.
Ne sachant pas comment faire, j’ai demandé à une puissance supérieure (Dieu dans ce cas bien précis) de me transformer en fille (et vi, avec tout le matos nécessaire) pour découvrir les mystères de la gent féminine. Je peux vous dire aujourd'hui que j’ai appris beaucoup de choses…
Quoi, vous ne me croyez pas ?! Zut, alors !!!
Mais vous avez raison ! C’est n’importe quoi ! Surtout pour le matos (sûrement un vieux fantasme persistant ;))
Allez, redevenons sérieux…
Se mettre dans la peau d’une femme est loin d’être évident. Les hommes sont vraiment différents du sexe opposé, pas câblés du tout de la même façon. La perception des situations et les réactions sont souvent différentes, voire contradictoires.
Donc j’ai commencé à écrire des scènes en essayant de rentrer le plus possible dans mon rôle puis les ai relues avec une extrême attention en me disant en permanence : OK, là tu es une femme… Qu’est-ce que tu ferais ? Qu’attendrais-tu de la situation ? Es-tu certain qu’elle réagirait de cette façon.
Et puis des lectrices m’ont donné leur point de vue et ça m’a permis d’ôter certaines boulettes. Rha… on ne devient pas une femme aussi rapidement.
En tout cas, c’était une belle expérience. À refaire !
Franck Thilliez qualifie votre roman de bluffant, quel a été votre sentiment face à ce compliment ?
G.C. : J’en suis extrêmement fier. Avec Maxime (Chattam) et quelques autres, Franck fait partie de mes modèles. J’adore vraiment son univers sombre et torturé. Petite cerise sur le gâteau, il prend un malin plaisir à jouer avec ses lecteurs (notamment en y mêlant astucieusement des aspects scientifiques qui font froid dans le dos) et je trouve ça formidable. J’essaye d’ailleurs d’en faire autant, mais dans un autre registre.
Donc un compliment de sa part… Que rêver de mieux ?!
Pour terminer, un mot pour vos lecteurs.
G.C. : Depuis que j’ai commencé à écrire, mon petit cercle de lecteurs s’est agrandi pour compter aujourd’hui un bon millier de fidèles. Pourtant, malgré le nombre et même si j’ai de moins en moins de temps à leur accorder, je ne les oublie pas. Au contraire. Ils sont capitaux. Car ce sont eux qui me donnent cette envie, cette force nécessaire pour entamer l’écriture d’un nouvel opus et supporter cette nouvelle plongée dans la solitude du métier d’auteur. Un grand merci à eux pour leur enthousiasme. Je vous aime !
Merci Gilles d’avoir répondu à ces quelques questions. Cécile et moi vous souhaitons que le succès soit au rendez-vous.
G.C. : Merci beaucoup. Ça fait chaud au cœur. On va croiser les doigts.
L’apparence de la chair de Gilles Caillot aux Editions du Toucan depuis le 11 janvier 2012.
Festival Polar à la Plage
Grâce à l'Association "Les Ancres Noires", chaque année, le festival Polar à la plage est organisé dans ma ville. Ce festival a pour but de faire découvrir la littérature noire et de permettre de rencontrer, à chaque fois, un petit groupe d'auteurs.... qui ont souvent la gentillesse d'également participer à des conférences sur différents sujets, ce qui nous permet d'en découvrir un peu plus soit sur leur façon de travailler, soit sur leurs passions, soit de nous ouvrir sur d'autres horizons comme cette année avec une conférence "Ecriture noire et slam"....
Ce festival est donc l'occasion pour moi, serial-bouquineuse, de découvrir de nouveaux auteurs dont je vous parlerais très vite car il me semble bien avoir fait de magnifiques découvertes cette année.... Et, petit plus, chacun des auteurs rencontré m'a gratifié de dédicaces absolument top que je vous ferais partager petit à petit.
Sans oublier, que je partage ce moment avec ma Copine Préférée qui vous raconte tout, là.
Et vous, avez-vous aussi ce genre de festival près de chez vous ? Aimez-vous aller à la recontre des auteurs ? Racontez-moi tout ;-)
Dédicace de Marc Levy
Je vous ai déjà dit que ma Librairie préférée était extra.
Et bien, cela s'est confirmé aujourd'hui puisqu'elle m'a permis (ainsi qu'à de nombreux autres personnes, d'ailleurs) de rencontrer Monsieur Marc Levy.
C'était vraiment une chouette rencontre, puisque j'ai découvert un homme souriant, gentil et très disponible.
Bref que du bonheur... Qui n'aurait pas été possible sans ma super copine Totalybrune qui, sur ce coup, m'a fait un magnifique cadeau.
Voilà, je vais me coucher heureuse...
Dédicace de Franck Thilliez
Grâce à ma librairie préférée (la seule et unique, d'ailleurs), j'ai souvent l'occasion de rencontrer les auteurs que j'apprécie.
Ce soir, était organisée une rencontre-dédicace avec Franck Thilliez pour nous présenter plus spécialement son dernier livre Gataca mais aussi nous parler de lui en tant qu'auteur.
J'ai vraiment apprécié de découvrir, par ses mots mais grâce aussi aux excellentes questions posées par le Monsieur de La Galerne (dont je n'ai pas saisi le nom, je m'en excuse mille fois), tout le processus de création du roman... Et mon Dieu, quel travail cela représente !!!
Des mois de recherche, de lectures scientifiques, de visites de lieux, de cassage de tête et d'heures de travail !!!
J'ai découvert ce soir l'homme qui est caché derrière les pages que j'ai dévoré il y a peu et, c'était une rencontre absolument passionnante.... D'ailleurs, j'étais accompagnée de ma Copine Préférée qui vous explique aussi tout ça très bien dans son billet totalybrunesque.
Aussi, je tiens à remercier ici La Galerne d'organiser ces rencontres, et Monsieur Thilliez de se prêter au jeu de ces rencontres et pour l'autographe qui orne maintenant la première page de Gataca.








