Petrosky by Night

Mes Très Chers vous,

Ok, je respecte le contrat de la charmante Mademoiselle C., c’est à dire faire des chroniques autour du Havre. Mais il m’est impossible de faire cela sans vous parler de notre rocker régional, et ce n’est pas n’importe qui, j’ai nommé le grand, par le talent hein, parce que sinon…, Roberto Piazza, plus connu sous le blase de LITTLE BOB, dit Ti ’Bob pour les intimes.

Tout Havrais qui se respecte né entre 1945 et 1995 a vu au moins une fois Ti' Bob en concert, a eu les esgourdes débouchées par sa voix éraillée…

Depuis 1976, pas moins de 32 albums dont 6 live et 2 compil'…

S’il faut faire un choix, je prendrais dans les anciens, Ringolevio, sorti en 1987 comme album préféré de Little Bob, donc seul pas en groupe…

Des riffs bien sympathiques, un mélange blues/rock savamment dosé, un petit bijou…

Et pour l’un de ses groupes, le dernier en date, Howlin, issue de la formation Little Bob and the Blues Bastard, comme vous l’avez compris, nous sommes encore plus dans l’univers du blues.

Et Ti’Bob n’est pas connu que dans la région, c’est l’un des premiers groupes français, avec Little Bob Story à percer dans les charts anglais et ce en 1976. Le groupe havrais signent chez Chiswick Records.
S’ils cartonnent outre-Manche, en France ce n’est pas la même limonade. Leur second album passe la barre des 60000 exemplaires, mais ce n’est pas encore ça… le groupe se sépare en 1989.

Roberto Piazza devient donc Little Bob et continue sa carrière, avec un léger changement, se rapprochant un peu plus du blues. Puis naît en 2010 Little Bob and the Blues Bastards.

Du côté de la littérature, un recueil de nouvelles dirigé par Jean-Noël Levavasseur est sorti, Histoires pour Roberto, aux feux éditions Krakoen. 20 auteurs ont écrit un texte inspiré d’une chanson de Ti’Bob.

La Story, livre où Robert se raconte est sorti aux éditions Denoël, ouvrage préfacé par Jean-Bernard Pouy.

On croise aussi Little Bob dans deux œuvres magistrales de la littérature française que je vous invite à découvrir :

- Mémé goes to Hollywood de Nadine Monfils

- Dieu pardonne, lui pas ! de Stanislas Petrosky

Et pour finir, ben un extrait de concert Havrais :

Stanislas Petrosky.