plume et reflex

 

Hier je t’ai promis de refaire un texte pour notre série La Plume et Le Reflex, je t’ai dit demain, car aujourd’hui faut que j’aille acheter un nouvel iPhone, le mien déconne, je ne peux pas rester avec un truc qui fonctionne mal, impossible, j’en ai trop besoin…

Alors aujourd’hui, je tiens ma promesse, j’ouvre ton dossier photo qui m’est réservé, et je prends la première en pleine gueule.

 

N°6

 

Sans aucun parapet pour me retenir, je suis happé par ma propre connerie : je ne peux pas rester avec un truc qui fonctionne mal, impossible, j’en ai trop besoin…

Je regarde encore un peu plus la photo, et je crois que je chiale d’être parfois aussi con !

Mais Oh ! mec, tu vas où là ?

C’est quoi ce délire ?

Tu te rends compte du prix que tu as payé ton caprice d’enfant gâté de l’Occident ?

Avec cette somme, elle aurait fait quoi cette femme pour elle et son gosse ?

Réponds Ducon ?

Ben non, je n’ai pas envie de me répondre, car je me rends compte de la bêtise, de la pourriture de cette société, d’un côté ceux qui crèvent de faim, qui vivent dans les immondices, et pas besoin d’aller bien loin, on en a chez nous, on ferme juste les yeux.

D’un autre, le troupeau de cons dont je fais partie, qui se plaint que les fins de mois sont dures, mais qui crame un pognon de fou dans des trucs dont il n’a nullement besoin, juste pour jouer, ou épater la galerie…

Je regarde une dernière fois la photo, tente de ravaler ma honte, puis de sécher mes larmes, saloperie de pollen…

Aller je referme ce fichier photo, il me fout le cafard, faut que je pense à autre chose.

Je prends mon iPhone 6S tout neuf, et t’envoie un SMS : J’ai écrit ton TXT bisous. ;-*

Stanislas Petroky