L'Enfer

C’tte bonne blague !

Max et l’effet railleur…

Traduit de l’américain par Max Obione…

Ah le vieux chenapan, il ose faire croire qu’il serait le traducteur de ce dénommé Nigel GREYMAN, quoi que, pourquoi pas ?

Puis je ne suis pas ici pour foutre le souk, mademoiselle C. risquerait de me dire de lui rendre ses clés, après tout, il existe peut-être ce Greyman, et quand bien même, je suis payé[1] pour donner des avis littéraires, et non pas déballer les secrets de mes confrères.

Karl Gut est un chasseur de prime légèrement obsédé sexuel, qui a d’ailleurs décidé de baptiser son sexe Johny, de là à ce qu’il allume le feu avec… autre détail et non des moindres, l’homme est aussi manchot, enfin il lui manque une pogne, mais certaines femmes trouvent cela moignon comme tout, et fantasment là-dessus.

Tiens profite, c’est ma minute intellectuelle : Cela se nomme l’acrotomophilie…

Un jour Karl croise une jolie nana, Butterface, qui va lui retourner le cœur, et même le reste. Sauf qu’après moult galipettes, la demoiselle prend le large en laissant un drôle de colis à notre héros.

Et donc Karl va rechercher son fantasme sur pattes tout le temps de ce livre, croisant d’autres accortes jeunes filles et des sales types, voir des très sales types…

Greyman nous livre là un court roman foutraque, dans le sens noble du terme, le gars cause comme un charretier, enfin comme toi et moi, ou surtout moi. Il baise plus qu’à son tour comme toi et moi, ou surtout… m’enfin mais qu’est-ce que je raconte…

Je disais donc que cela se laisse lire, c’est enlevé, parfois osé, mais ce n’est pas de la littérature érotique, non car les scènes de « cul » sont plus à la San-Antonio qu’à la Esparbec. Cela rappelle des bons vieux romans des 50 des pères Dard, Simonin, Boudard et consort.

C’est enlevé comme du Obione qui aurait rajouté du sexe cru dans ses écrits, pour vous dire…

Stanislas Petrosky

[1] Ça c’est juste pour faire naitre une légende…

butterface
Butterface de Nigel Greyman
Traduit par Max Obion
Horsain
En librairie depuis le 1er Juillet 2015
170 pages, 8,00 €

Le chasseur de primes Karl Gut n’est pas manchot pour draguer, mais pour retenir l’énigmatique Butterface, c’est une autre paire de manches…