plume et reflex

Nu, au soleil.... Un air de Liberté, non, mon Cher Petrosky ?

Tout Nu

Toi tu paies un bras ta thalassothérapie, une fortune pour poser ton séant dans ce jacuzzi où l’eau est filtrée une dizaine de fois avant de venir mouiller ton auguste derme.
Tu es enfermé dans cette pièce au décor lounge comme l’on dit, une musique qui se veut reposante te saoule, alors tu attrapes cette serviette éponge sur-molletonnée qui refoule l’adoucissant, c’était bien la peine de foutre des huiles essentielles dans le machin à bulles.

Pourtant ça te coûte un bras.

Mais quand tu sors de là tu te sens mieux… Enfin tu crois que tu te sens mieux, déjà quand tu as mis le contact dans ta voiture, tu recommences à tirer la gueule.

Lui il trempe son cul dans la rivière, l’eau est filtrée par les roches, il n’entend pas une fausse musique zen, ce sont les piafs qui chantent à ses oreilles.

C’est l’herbe qui caresse sa peau, le vent le sèchera…

Pas de spa, non juste la flotte d’une rizière là-bas à Bali.

De toute façon ce n’est pas avec ce que rapporte la culture du riz que ses parents auraient les moyens de lui faire profiter d’un petit week-end thermal.

Mais est-ce qu’il aimerait ?

Je n’en sais rien…

Ce que je sais en regardant cette photo, c’est que cela fait bien longtemps que je me suis foutu à poils pour me baigner dans une rivière.

Que dans cette époque de modernisme, d’ultra connexions, on en oublie tout des plaisirs simples que l’on a connu dans notre enfance…

Tu t’en rappelles toi de ces éclats de rire quand tu plongeais dans une eau fraîche, saine et revigorante ?

Non ?

Ben tu attends quoi pour éteindre et aller dehors, en avril il commence à faire beau non ?

Stanislas Petrosky