plume et reflex

Mon Cher Petrosky,

Ils t'inspirent quoi mes Amoureux de Hué ?

Viet Nam

Un visage ravagé par les rides, Un sourire édenté… Mais un sourire.

Tu souris à cette chienne de vie et tu t’en fous de tes rides. Tes rides c’est ta vie, c’est un peu le GPS de tes souvenirs. Tu suis les ravines de ta peau pour te remémorer les grands moments. Chacune d’entre elles représentent ton vécu…

Quand ton cœur a commencé à battre pour lui, une petite au bord des yeux. Une autre quand tu t’es donnée à lui pour la première fois, l’orgasme qui te transporte en creuse une autre.
Celle-ci c’est la joie de savoir que tu portes la vie en toi, celle-là, c’est la douleur de l’enfantement, ton sexe qui t’a donné le plaisir qui se déchire.
Ici c’est la marque des larmes de joie qui ont coulé lorsque tu as vu le visage de ton enfant.

Chaque ride est une partie de toi, ton passé, ce qui t’a bâti, forgé, qui a fait de toi la femme que tu es. Le bonheur et le malheur ont sculpté ton visage. Les sillons sont creusés, gravés dans ta chair. Des moments, que certains pourraient croire éphémères, mais qui sont là, dans ton visage entaillé par tes sentiments, marqués à jamais.

Tu n’es pas vieille, tu as vécu.

Tu as bouffé la vie, la preuve tu y a laissé tes dents. Tu rayonnes de ces moments passés.

Lui aussi a la gueule creusée par sa vie, lui aussi le temps lui a fait subir son érosion, à dessiner son passage.

Sont-ce les mêmes souvenirs que vous partagez ?

Je n’en sais rien, et je m’en fous, sur votre jonque vous me souriez et c’est la seule chose qui compte.

Vous êtes beaux de votre vie !

Stanislas Petrosky