cavaliersdelorage


Cavaliers de l'Orage de Chris Anthem
L'atelier Mosesu, Collection Slash
En librairie depuis le 30 juin 2016
189 pages, 10 €
Service Presse

"C'était leur première grande sortie depuis des mois. Comme les fleurs et les animaux, Vincent et Agnès quittaient leur coque protectrice, le trou où ils venaient d'hiberner pour renaître à la faveur du printemps... Eux et leurs instincts engourdis par le froid, qui démarraient leur dégel."

Un frère et une soeur en route vers le Sud. La campagne isolée. Un aubergiste maniaque. Des morts violentes. Mais sous l'apparence du slasher, un imprévu choc des titans.



Vincent et Agnès ont pris la route pour rejoindre la maison familiale et visiter leurs parents, comme chaque année au printemps.
Cette fois-ci, ils sont accompagnés de Carla, la petite amie d'Agnès que Vincent ne supporte pas... Alors, que se passe-t-il lorsque des individus qui se détestent se retrouvent enfermés plusieurs heures dans une voiture ?

Il va bien falloir évacuer tout ce stress...

Cavaliers de l'Orage rejoint Bloody Glove dans la collection Slash de L'Atelier Mosesu. Il semble donc très vite évident que Vincent et Agnès ne sont pas des enfants de choeur et que leur road-trip va vite devenir sanglant.

D'autant qu'au fil des pages, très vite, l'un comme l'autre révèle leur perversion, obsessions et autres petites fantaisies caractérielles qui en font des voyageurs plutôt à éviter.

Chris Anthem aurait pu se contenter d'un road trip à la page sanglante et violente sans raison autre que de mettre à l'air de la tripe et du boyau.
Mais, bien au contraire, et malgré le format court de cette histoire, une intrigue se décide avec l'arrivée d'un autre personnage tout à fait particulier (repoussant ? intriguant ? répugnant ? à vous de choisir !)

Autant Bloody Glove apportait une touche d'humour qui allégeait un peu l'histoire, autant Cavaliers de l'Orage est gore, sanglant et sauvage...

Un livre assaisonné des codes des films d'horreur des années 80 à ne pas mettre entre toutes les mains mais qui ravira les amateurs du genre et qui ne laissera pas indemne tant il mélange à la fois avec brio violence et esthétisme de l'image.

A tenter, si vous aimez être bousculé, secoué, limite nauséeux.

 

La première phrase :

"Le papier peint n'avait pas dû être changé depuis les années soixante-dix."