Les avis de Petrosky

Et un jour une femme

Vous offre un livre, une amie qui vous est très chère, et qui en plus vous propose de faire de temps à autre une chronique sur son blog. Cette femme-là vous offre donc un livre, livre qu’elle vous a fait dédicacer lors de sa visite du Salon Saint Maur en poche, c’est gentil non ?

Bon, vu le titre du livre, je me demande si la patronne des lieux n’a pas un message à me faire passer… De même l’auteur a quand même mis en dédicace : Moi, on m’offrirait ça, je le prendrais mal !

Mais moi je l’ai bien pris, très bien pris car j’ai passé un excellent moment à lire ce livre. D’ailleurs c’est quoi ce livre ? Comment peut-on aussi se faire surnommer l’Odieux Connard ?

C’est simplement un hymne à la mauvaise foi, à celle qui fait rire. Ce qui se trouve dans ce livre, ce que vous payez, c’est aussi ce qui vous horripilerait lors d’un repas entre amis, où un connard vous raconterait la fin de ce film que vous avez prévu d’aller voir le week-end prochain. Ça fait deux mois que vous n’entendez parler que de ce chef d’œuvre d’action et de romantisme, que tout le monde vous dit : Et la fin mon pote… Et là, lui, entre deux toasts il vous postillonne l’ultimate minute du film…

C’est aussi l’individu que vous avez envie de baffer sauvagement, toujours à ce dîner, (on vous avait bien dit de ne pas y aller, de toute façon c’est la copine de votre femme pas la vôtre, et vous en avez encore la preuve ce soir, elle ne fréquente que des cons, d’ailleurs vous êtes là) parce qu’il sait tout sur tout, fait des raccourcis ignobles sur des faits de sociétés, vous juge, vous et ce que vous aimez lire, écouter, regarder. Et le pire, c’est que souvent, il est dans le vrai, en exagérant, certes, mais dans le vrai.

Bien sûr il n’a pas tout à fait tort, et c’est justement cela qui énerve et qui fait sourire.

Ce livre c’est aussi ce type qui extrapole tout ce que vous pensez sur ces cons de chats (ou de chiens), les clips de rap, les rôlistes, les bloggeuses de mode, bref tout ceux qui nous facilitent le transit intestinal dans les dîners de l’amie de votre femme.

Comme le disait Coluche : Y en aura pour tout le monde.

Qu’il est bon d’être mauvais est donc un livre léger, à prendre au second degrés, car si vous le lisez, que vous prenez tout au pied de la lettre et au premier degré, il se peut que vous deveniez un odieux connard, voir une odieuse connasse à votre tour…

Une mention spéciale d’humour noir pour la page Facebook d’Adolf Hitler.

Mais comme la tenancière de ce blog ne fait jamais les choses à moitié, elle m’a offert les deux volumes, histoire de bien me faire comprendre ce que je dois représenter pour elle. Donc je reviendrai en ce lieu vous donner mon ressenti sur la suite…

Stanislas Petrosky

lodieuxconnard
Qu'il est bon d'être mauvais de L'Odieux Connard

Points
En librairie depuis le 4 juin 2015
269 pages, 7,30 €


«Qu'il est bon d'être mauvais». C'est le credo de l'Odieux Connard dont le blog compte déjà près de 4 millions de lecteurs.
Dans cet ouvrage, il persiste à signer des spoilers de films, tels Twilight en deux minutes, mais il s'interroge aussi sur des questions beaucoup plus pratiques :
Comment parler le jeune ? Comment survivre au monde hostile d'une grande surface ? Faut-il coucher le premier soir ?
Ce livre est composé aux deux tiers de textes totalement inédits et d'articles cultes du blog,
comme l'art mystérieux du selfie ou la page Facebook d'Hitler.