derniereescaleDernière Escale de Sandra Martineau
Editions Lajouanie

En librairie, le 15 avril 2016
299 pages, 19 €
(service presse)

Richard, ex-footballeur pro dont la carrière a pris fin après de multiples scandales, embarque avec femme et enfants sur le Cruise Constantino. C'est la croisière de la dernière chance pour renouer avec son épouse et son fils, un ado grincheux, et profiter enfin de la petite dernière.
L'ex-star du Barça accueillie en VIP est l'objet de toutes les attentions : les passagères lui font les yeux doux, un journaliste le poursuit pour décrocher un interview, une voyante tente de lui prédire l'avenir... Bref, la croisière ne demande qu'à s'amuser, mais la star déchue, obnubilée par le souvenir de l'enlèvement de sa soeur, est persuadée qu'un prédateur rôde dans les coursives.
Le paquebot débarquera-t-il autant de passagers qu'il n'en a embarqués ?

Un footballeur un brin parano, une infirmière très accorte, une épouse toute meurtrie, un détective plutôt curieux, un équipage trop attentionné... la croisière s'annonce mouvementée.
Embarquement immédiat pour un roman à suspens mais pas que...

Richard est un footballeur au chômage, un mari en conflit permanent avec son épouse, un père adulé par sa fille et snobé par son fils... Bref, sa vie est un tantinet merdique depuis un moment !
Il a concédé à Suzanne cette croisière pensant que ce voyage pourrait resserrer les liens familiaux.

Mais, très vite, rien ne va plus se passer comme prévu et les vacances idylliques vont devenir... cauchemardesques !

Quatrième roman de Sandra Martineau, Dernières Escale marque une véritable évolution dans l'écriture de l'auteur.
Il faut dire qu'elle sait renouveler les genres puisque Dernière Escale exploite un univers qu'elle n'avait encore jamais proposé à ses lecteurs.

Imaginez l'un de ces monstres des mers qui transportent chaque jour des milliers de passagers.... le bruit, le mouvement permanent, le personnel au petit soin constant et la sensation d'être fourmi au milieu d'une fourmilière... C'est ça un bateau de croisière.

Et pourtant, en contant l'histoire de Richard, Sandra Martineau parvient à créer un quasi huis-clos familial, à ciseler la dérive de son héros, à faire le focus sur cette famille presque parfaite.

La psychologie des personnages est affutée, travaillée, affinée, et pourtant, l'exercice n'était pas simple. Il fallait parvenir à passer de l'affect d'une petite fille à celui-ci d'un couple de quarantenaires à la dérive en passant par la psychologie d'un adolescent pour le moins caractériel.

Le pari est réussi avec succès. Le lecteur se laisse vite prendre au fil de l'intrigue et dévore cette histoire jusqu'à la dernière page.

Une très belle lecture à découvrir sans tarder !

 

La première phrase :

"Je viens tout juste de couper le moteur de mon Porsche Cayenne,
que déjà le bruit des portières que l'on claque négligemment m'irrite les oreilles."


Pour un autre avis, faites donc escale chez Livresque du Noir.