Maitres du jeu couverture (2)


MAITRE DU JEU  de Karin GIEBEL
Editions Pocket
En librairie le 12 septembre 2013
125 pages, 2,90 €

Il y a des crimes parfaits. II y a des meurtres gratuits. Folie sanguinaire ou machination diabolique, la peur est la même. Elle est là, partout : elle s'insinue, elle vous étouffe... Pour lui, c'est un nectar. Pour vous, une attente insoutenable. D'où viendra le coup fatal? De l'ami ? De l'amant ? De cet inconnu à l'air inoffensif ? D'outre-tombe, peut-être...


Pocket a condensé deux nouvelles d’une des papesses du  thriller hexagonal.

 Post Mortem à mon goût est la plus aboutie et ne baisse pas de tempo du début à la fin avec un aboutissement introuvable même pour les plus fins limiers. C’est vous dire !
Morgan, une actrice de cinéma de renom se voit offrir en héritage par un de ses fans une maison en Ardèche à la stupéfaction complète de la famille de ce dernier. Y aurait-t-il derrière cet acte post-mortem une passion dévorante ou l’aménagement d’un plan diabolique ?
Aubin Mesnil a toujours rêvé d’être un acteur émérite, et les scénarios çà le connaît !
Celui mis en place laissera froid dans le dos au lecteur jusqu’à la dernière ligne. C’est donc plutôt réussi pour l’auteure.

J’aime votre peur est construite de manière différente et je l’ai trouvée plus fadouille car plus classique. Tantôt dans la peau d’un dangereux psychopathe échappé récemment d’un asile psychiatrique, tantôt de l’autre côté de la scène avec un commissaire sans trop de personnalité, une animatrice pour jeunes en difficulté qui a dû mal à contenir ses sens.
Seul, le contexte demeure atypique : un bus scolaire contenant une quinzaine de gamins à handicaps légers en route vers le Vercors. Une chose est sûre, ces jeunes n’ont jamais demandé à croiser la route de Maxime Hénot. Leur accompagnatrice encore moins quand on sait que le détraqué aime follement s’amuser avec ses victimes avant de mettre un terme à ses missions.

Deux nouvelles de Karine Giebel* qui se laissent lire comme un roman de gare avec toutefois un petit bémol pour la seconde où les personnages manquent considérablement de relief…

Il est vrai que se mettre dans la peau d’un serial killer a été maintes et maintes fois couché à l’écrit et parfois de fort belle manière. Obligé de penser à Ellroy et Peace pour ne nommer qu’eux !

Bonne lecture.

Bruno

 

karine giebel photo portrait (2)

 Extraits :

« D’abord, c’est la culpabilité qui s’insinuera en toi, doucement. Pour te dévorer de l’intérieur, lentement. Et puis viendra enfin le châtiment. Mon châtiment... »

Post Mortem.

« Depuis, j'existe aux yeux des autres. Je suis enfin quelque chose à défaut d'être quelqu'un. Je suis la peur »

J’aime votre peur.