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Le village des ténèbres de David Coulon

Les Nouveaux Auteurs
En librairie le 2 avril 2015
520 pages, 18,95 €

Des disparitions inexpliquées, des protagonistes plongés dans un monde surréaliste où se mêlent incompréhension, découvertes macabres, secrets inavouables... Une descente aux enfers aux portes de la folie... Terrifiant ! Au coeur du massif du Champsaur, Luc, un jeune gendarme, tente de résoudre l'énigme des disparus de la forêt Ses investigations le mèneront dans un village étrange où vit en autarcie une communauté de femmes. 
Commence alors pour lui et son amie, Julie, détenue prisonnière, une course contre la montre pour élucider le mystère et pour échapper à la folie meurtrière des habitantes de cet endroit maudit. Ne vient-il pas d'ouvrir la boîte de Pandore ?

Jean-Marie Lorey est un commercial d'un genre un peu particulier. Son job est de négocier l'achat de terre pour le compte de son employeur qui en exploitera ensuite les ressources.
Luc Biéron a 23 ans, il est gendarme et il a été affecté à Ancelle, un village perdu dans le massif montagneux où il... ne se passe rien. Enfin, jusqu'à ce qu'il découvre que des disparitions inquiétantes ont eu lieu dans le coin et que personne n'enquête.

Jean-Marie Lorey et Luc Biéron vont finir par se rencontrer... et ce ne sera pas forcément pour leur plus grand plaisir.

Le village des ténèbres est incontestablement un roman d'ambiance. 

Imaginez un peu : la montagne et ses endroits parfaitement isolés, la forêt qui permet d'encore un peu plus cacher ce qui doit l'être, la nuit, le froid, la pluie.... Vous commencez à avoir froid dans le dos, et bien ce n'est pas fini !

Il faut dire que David Coulon a l'art de distiller petit à petit les éléments de son histoire et de faire monter doucement mais sûrement l'angoisse.
Le rythme est soutenu tout en laissant au lecteur l'impression de se promener à son rythme dans ce massif montagneux qui cache bien des secrets.

Et pourtant, bien que tous les éléments du roman d'horreur soit réunis, David Coulon réussit à ne jamais tomber dans le trash inutile, le sanguinolent qui fait mal au coeur.
Si le lecteur a le coeur qui s'emballe, c'est parce que l'écriture de l'auteur est affutée pour suggérer le pire sans le décrire, pour faire monter la tension au point d'être partager entre l'envie de stopper sa lecture et la curiosité (malsaine !) de savoir où finalement tout cela va arriver.

C'est quelquefois violent, souvent flippant, incontestablement stressant mais surtout..... parfaitement réussi.

Un coup de maître !

Avant de vous laisser avec la première phrase, n'oubliez pas de passer chez Totalybrune pour récolter son avis :

"Les prédateurs dévoraient la ville."