Le Théorème de Roarchack de Johann Etienne
"Je me nomme Kyle Ashcroft, je suis professeur de mathématiques ; dans quatre mois, je vais sauver le monde... mais je l'ignore encore..."
Rien n'avait préparé Kyle Ashcroft, modeste professeur dans une université de Virginie-Occidentale, à connaître un tel chaos. Comment, d'ailleurs, aurait-il pu prévoir que la découverte fortuite de cette étrange formule mathématique, un soir d'octobre 2002, entraînerait dans son sillage une telle litanie de meurtres ?
Et pourtant... Dans ce monde post-11 septembre où les ennemis les plus dangereux ne sont pas toujours ceux qu'on croit, Kyle n'aura d'autre choix que de fuir pour survivre, avec comme seul but de déchiffrer la formule, et de comprendre pourquoi il est devenu une cible.
Je ne vous cache pas que c'est avec une certaine appréhension que j'ai ouvert ce thriller. La raison : les maths et moi, on n'a jamais été trop copains.
Mais, après tout, pourquoi ne pas lui laisser une chance ?
Et c'est vraiment sans aucun regret parce que dès le premier chapitre je me suis laissée entrainer dans cette aventure mi-thriller mi-roman d'aventure, mi-roman d'espionnage (oui, bon, ok, ça fait trois moitiés, et alors ????).
Le héros, Kyle Ashcroft, bien qu'a priori homme ordinaire, devient l'objet d'une traque organisée par de mystérieux personnages qui semblent vouloir à tout prix récupérer la formule mathématique dont il est le dépositaire par hasard.
La nécessité pour lui de comprendre le pourquoi du comment va lui faire rencontrer une galerie de personnages hors norme mais va surtout l'obliger à partir sur les traces du Professeur Roarchack à travers l'Europe.
Un voyage initiatique qui lui permettra également de découvrir sa famille sous un angle assez inattendu.
Le rythme est rapide, l'histoire est bien écrite. C'est le livre idéal pour passer un bon week end.
Il s'agit du troisième roman de Johann Etienne, et je peux vous dire que c'est un auteur très prometteur.
Et si mon billet n'a pas fini de vous convaincre, je vous propose de jeter un oeil sur ça :
Joyeux Noël
Cher Vous qui passez par ici,
Je vous souhaite la plus douce des journées.
Que ce Noël ne vous apporte que
Chaleur, Sourires et Bonheur.
Mille Baisers.
Cécile.
The Lady de Luc Besson
Amis Lecteurs,
Il y a quelques temps, je vous présentais le livre de Christophe Ono-dit-Biot "Birmane". La très belle découverte que cela a été m'a tout naturellement donné l'envie d'aller au cinéma voir :
(je vous l'accorde, c'est aussi parce que c'est un film de Monsieur Besson)
"The Lady" est une histoire d’amour hors du commun, celle d’un homme, Michael Aris, et surtout d’une femme d’exception, Aung San Suu Kyi, qui sacrifiera son bonheur personnel pour celui de son peuple. Rien pourtant ne fera vaciller l’amour infini qui lie ces deux êtres, pas même la séparation, l’absence, l’isolement et l’inhumanité d’une junte politique toujours en place en Birmanie. "The Lady" est aussi l’histoire d’une femme devenue l’un des symboles contemporains de la lutte pour la démocratie.
Attention, il ne s'agit pas d'une adaptation. Là où "Birmane" présentait le pays, son histoire, sa géographie, sa politique, le film est, quant à lui, uniquement consacré à Aung San Suu Kyi.
Ils se complétent donc à merveille.
Quoi dire du film ?
Qu'il est d'une puissance rare.
Qu'il nous présente une femme simple et douce qui se retrouve, presque par hasard, propulsée à la tête d'un mouvement politique.
C'est le portrait d'une Femme d'une force morale extraordinaire mais aussi d'une très belle histoire d'Amour entre Michael Aris et Aung San Suu Kyi qui ont accepté de sacrifier leurs vies personnelles pour le bien d'un Peuple sans que jamais leur amour ne faiblisse.
Il y a beaucoup de solitude, d'abnégation, de douleur et de violence, dans cette histoire, mais il y a aussi beaucoup de Beauté.
A voir absolument.
3000
Bonjour toi qui passe par ici,
Tu es mon 3000ème visiteur.
Mais qui es-tu ?
La Patience des buffles sous la pluie de David Thomas
Je sais qu'elle m'a aimé mais qu'elle ne m'aimera jamais plus.
Je n'en souffre pas. J'accepte son absence comme quelque chose d'irrémédiable.
Je n'attends rien, je ne souhaite que de me retrouver seul sans son image floue.
Je trouve cela long, si long qu'il m'arrive d'en désespérer.
Alors, parfois, pour me rassurer et parce que je refuse de me battre inutilement contre ce qui me dépasse, je songe à ces buffles dans ces plaines africaines qui, lorsque l'orage s'abat sur la savane, se maintiennent solidement sur leurs quatre pattes, baissent la tête et attendent, immobiles, que cesse la pluie.
Il y a deux choses qui m'ont fait acheter ce livre : la couverture que je trouve magnifique, et le titre.
Il s'agit d'un petit recueil (151 pages) de petites nouvelles (certaines ne font même pas une page) mais chacune d'elles sont d'une grande intensité et dépeignent avec justesse des petits moments de la vie, que nous avons tous rencontrés ou que nous rencontrerons tous.
Elles traitent en général des relations avec les autres, mais surtout avec l'Autre, du frisson de la rencontre au mordant de la rupture.
Certaines m'ont fait sourire parce que je me suis vraiment retrouvée dans ce qu'elles racontaient, d'autres m'ont touchée.
J'ai particulièrement aimé l'image des buffles, patients, sous la pluie qui symbolise de façon très naturelle et très poétique à la fois la fameuse expression "Après la pluie, le beau temps".
La nouvelle intitulée "Insomnies" a aussitôt fait résonner une chanson de Renan Luce dans ma tête, alors, une fois n'est pas coutume, nous finissons en musique :
L'eXquise Nouvelle, Collectif
Un tueur à l'andouillette, tu trouves ça crédible, toi ? Et pourtant, si tu savais... Ce malade s'est mis en tête d'assassiner les Vendéens pour une raison que lui seul connaît. On n'est pas sorti de la charcuterie. Surtout si on y ajoute une profileuse déjantée, un curé lubrique, une psychologue nymphomane et un roi gitan. Non, franchement, cette histoire est tellement improbable qu'ils ont dû se mettre à 80 pour l'écrire. C'est te dire le résultat !
Née sur Facebook, cette nouvelle construite sur le modèle du cadavre exquis est la première du genre en France. Près de 80 auteurs y ont contribué, parmi lesquels Franck Thilliez, Laurent Scalese, Aurélien Molas...
Cette nouvelle modernise le principe du cadavre exquis et propose aux auteurs participants (un peu plus de 80) d'écrire la suite de l'histoire en un maximum de 420 caractères, taille d'un statut Facebook... le but étant de laisser les protagonistes dans une situation périlleuse dont devra se dépatouiller l'auteur suivant.
Il en ressort un polar un peu déjanté et surréaliste qui m'a fait, je dois l'avouer, beaucoup rire.
Est-ce un bon polar ?
Si par cette question, vous entendez, un polar traditionnel avec un flic qui essaie d'attraper un méchant, passez votre chemin.
Je crois que le but de cette expérience n'était pas qu'il en ressorte une super histoire (bien que, quand même, le tueur à l'andouillette, fallait le trouver) mais plutôt qu'une bande d'amis s'amusent.
Et, à ce sujet, on sent à la lecture qu'il a du y avoir de superbes fous rires pendant toute cette expérience. Rien que pour ça, j'ai tiré beaucoup de plaisir à en lire le résultat.
D'autant qu'à la suite de la nouvelle en elle-même, j'ai trouvé une présentation de chacun des participants accompagnée de son texte suivi encore du making off (oui, oui, il y a des suppléments comme pour un DVD).
Voilà donc un excellent moyen de découvrir des auteurs connus dans un autre registre que le leur, mais aussi de découvrir de nouveaux auteurs.
Que demander de plus, me direz-vous ?
Et bien que les droits des auteurs, illustrateurs et organisateurs soient intégralement reversés à une association... C'est ce qui sera fait en faveur de l'association Ecoute ton Coeur, qui aide des enfants autistes à s'insérer dans la société.
Alors, chers amis lecteurs, qu'attendez-vous pour découvrir L'eXquise Nouvelle ?
Demain j'arrête ! de Gilles Legardinier
Et vous, quel est le truc le plus idiot que vous ayez fait de votre vie ?
Comme tout le monde, Julie a fait beaucoup de trucs stupides. Elle pourrait raconter la fois où elle a enfilé un pull en dévalant des escaliers, celle où elle a tenté de réparer une prise électrique en tenant les fils entre ses dents, ou encore son obsession pour le nouveau voisin qu'elle n'a pourtant jamais vu - obsession qui lui a valu de se coincer la main dans sa boîte aux lettres en espionnant un mystérieux courrier...
Mais tout cela n'est rien, absolument rien, à côté des choses insensées qu'elle va tenter pour approcher cet homme dont elle veut désormais percer le secret. Poussée par une inventivité débridée, à la fois intriguée et attirée par cet inconnu à côté duquel elle vit mais dont elle ignore tout, Julie va prendre des risques toujours plus délirants, jusqu'à pouvoir enfin trouver la réponse à cette question qui révèle tellement : pour qui avons-nous fait le truc le plus idiot de notre vie ?
C'est à Totalybrune que je dois cette lecture . Merci Copine, d'avoir insisté pour partager ce bonheur avec moi.
Mais je tiens surtout à remercier Gilles Legardinier de m'avoir offert, pendant cette semaine tristounette et grise de décembre, une magnifique bulle d'air, de rire, de tendresse, d'amour et d'amitié... parce qu'il y a tout ça dans Demain j'arrête !
Julie est une boule de peps, de gentillesse et de drôlerie. Son petit grain de folie en fait un personnage attachant... Je rêverais l'avoir comme amie... Non, mieux, je rêverais d'être comme elle.
Et d'ailleurs, je n'en suis pas si loin puisque je me suis reconnue dans beaucoup de ses remarques.
En effet, Gilles Legardinier est vraiment entré dans la tête de cette jeune femme au point que, par moment, j'ai été surprise que l'écrivain soit un homme.
Je connaissais Gilles Legardinier, auteur de thriller puisque j'ai lu L'exil des anges il y a tout juste un an, j'ai découvert un auteur drôle et touchant (le dernier chapitre m'a remué le coeur) qu'ici encore je tiens à remercier de m'avoir rappeler que :
"Il faut tout espérer, au risque d'être déçu.
Il faut tout éprouver au risque d'être blessé, tout donner au risque d'être volé."
Les enfants de la nuit de Franck Delaney
Trois ans que Madeleine a été assassinée sans que la police ne découvre le moindre indice. Nicholas Newman, le seul homme qu'elle ait jamais aimé, était leur seul suspect. Et voilà que les Ikar, un couple de Hongrois, ramène Nicholas trois ans en arrière avec une simple photo. Dessus, une tour Eiffel en améthyste. Celle-là même que le tueur avait dérobé à Madeleine. Un objet unique auquel elle tenait par-dessus tout. Une piste vers le passé d'une femme dont il ne savait, en fait, rien. Une plongée dans l'horreur d'une des périodes les plus sombres de l'Histoire...
C'est une espèce de fascination-répulsion que j'ai éprouvé pour ce livre.
Il est bien écrit et j'ai fini par me laisser aller à suivre Nicholas Newman dans sa quête de la vérité, à savoir : Qui a tué Madeleine, sa fiancée ? et surtout Pourquoi ?
Le hic, c'est le pourquoi... parce que, lorsque Nicholas prend connaissance de l'existence du Schloss Martha et des expériences qui y ont été menées, j'ai très mal réagit aux descriptifs qui nous ont été donnés.
Et, malheureusement, ce goût amer m'est resté en travers de la gorge et a complètement gâché mon plaisir de lire.
Alors, bien sûr, comme tout le monde, je suis au fait de ce qu'il s'est passé pendant la Seconde Guerre Mondiale. Je sais que les nazis ont réalisé certaines expériences "médicales".... Simplement, en entamant ce thriller, je ne m'attendais absolument pas à être mise face à ce genre de faits.
Or, je suis particulièrement réceptive aux événements de cette période et n'aime absolument pas y être plongée... encore moins par surprise.
Pour illustrer mon propos, je vous propose un petit extrait, tiré d'un raisonnement de Nicholas Newman lors de sa quête de la vérité :
"Avais-je été rattrapé par un moment de l'histoire, sans doute le pire moment de l'histoire des hommes depuis que ceux-ci s'étaient arrogé le droit de se dire "civilisés" - avais-je été rattrapé par ce moment d'une laideur indicible ?"
Je ne saurais trop vous conseiller ou vous déconseiller cette lecture puisque mon "déplaisir" de lecture est plutôt du à une sensibilité qui m'est propre.
Je serais plutôt curieuse d'avoir l'avis d'autres lecteurs, Totalybrune ayant donné le sien également... Alors, vous, qu'en avez-vous pensé ?
Victoria et les Staveney de Doris Lessing
Victoria a neuf ans lorsqu'elle pénètre pour la première fois dans l'univers luxueux des Staveney, une riche famille blanche de Londres. Pour cette petite fille noire issue d'un milieu modeste, c'est un choc. Aussi lorsque, des années plus tard, elle leur présente Mary -la fille née de sa liaison avec leur fils Thomas - et qu'ils l'accueillent à bras ouverts, Victoria les laisse s'immiscer dans l'éducation de l'enfant, loin d'imaginer les conséquences qu'aura une telle décision.
J'ai beaucoup d'admiration pour Doris Lessing, prix Nobel de littérature en 2007 pour l'ensemble de son oeuvre. Ce prix lui a été décerné à l'âge de 88 ans et récompense une auteure engagée, à l'écriture directe et sans faux-semblants.
Chacun de ses ouvrages pointe du doigt un fait de société précis qu'elle décrit avec justesse et réalisme. Elle parvient alors à un récit intemporel et toujours d'une grande modernité.
Avec "Victoria et les Staveney", Doris Lessing nous plonge dans les inégalités de la société anglaise.
Mary, petite fille noire élevée par une mère célibataire, se retrouve plongée dans la Bonne Société Blanche londonienne dont fait partie son père.
Malgré tout l'émerveillement et l'amour que lui vouent ses grands-parents, Mary découvre les inégalités, le racisme et l'hypocrisie.
Si vous ne connaissez pas encore Doris Lessing, n'hésitez pas à dépasser l'a priori du bandeau annonçant "Prix Nobel de littérature" parce que vous découvrirez une écriture abordable, quelquefois drôle mais toujours sans concession.
Et pour finir de vous convaincre, n'hésitez pas à lire le billet de Totalybrune, et celui de Pat, chez qui ce livre a entrepris son voyage.
Au programme, ce soir
Amis Lecteurs,
Et si ce soir, vous étiez devant France 2 pour savourer un téléfilm dont le scénario est écrit en partie par Franck Thilliez ?
La seule excuse recevable pour ne pas être devant votre télévision ce soir serait que vous êtes en train de faire bouger vos muscles en faveur du
(un petit clic sur l'image et hop, vous pouvez faire un don.... elle est belle la vie, non ?)







