Les âmes de la Forêt de Carol O'Connell
Années 90. Deux frères se promènent dans la forêt. Un seul adolescent en revient. Josh reste introuvable, personne ne sait ce qui a pu lui arriver.
Vingt ans plus tard, Oren, l'autre frère devenu enquêteur fédéral, revient dans la région pour la première fois depuis le drame. Sur le porche de la maison familiale, il découvre que l'on a déposé des ossements humains. C'est Josh, son frère disparu, qui revient à la maison... os par os.
Oren replonge dans ce mystère vieux de vingt ans pour tenter de savoir, enfin, ce qui est arrivé à son frère. Mais parfois, il vaudrait mieux que les secrets restent profondément enfouis...
Lorsqu'Oren revient à Coventry, 20 ans après la disparition de son frère, il pense pouvoir enfin boucler l'enquête. Il pense surtout que chacun aura changé... Alors, oui, les physiques ont vieillis mais c'est à peu près tout. Tout le village est resté identique, avec ses secrets, ses potins, ses regards en coin, ses légendes et ses mystères.
Mais surtout, lorsqu'Oren décide enfin d'élucider toute l'histoire, il ne s'attend pas à ce que tout le linge sale de cette étrange petite communauté se retrouve lavé sur la place publique.
Carol O'Connell dresse ici un bon thriller psychologique qui avance en alternant les points de vue des différents protagonistes.
Certains personnages sont tout à fait intéressants : Hannah la nounou sortie de nulle part et force vive de la maison, Monsieur Swahn si mystérieux, Sarah Winston et ses étranges chroniques de la vie communautaire et enfin Isabelle Winston, perdue au milieu de tous.
J'ai été un peu désarçonnée par le style parce qu'on passe d'un point de vue à l'autre sans signe annonciateur... mais petit à petit, je me suis laissée emportée par l'histoire avec une envie phénoménale : Savoir enfin qui a détruit la vie de cette famille en tuant le petit garçon et surtout Pourquoi ?
La réponse, je la partage avec Totalybrune.
La fille de son père d'Anne Berest
Dans le rétroviseur, Albert regarde ses trois petites filles rousses. Elles n'ont plus que lui au monde. Trente ans plus tard, trois jeunes femmes rousses se serrent sur la banquette arrière, en route pour un dîner d'anniversaire. Souvenirs, rancoeurs et secrets ressurgissent : leur mère a aimé un autre homme... Toutes trois sont rousses, mais sont-elles soeurs ?
Quelle famille n'a pas ses petits ou grands secrets ? Ses fantômes dans le placard qui risquent de sortir à n'importe quel moment ? Ses secrets de polichinelle dont personne ne parle ouvertement mais que tout le monde à en tête ?
C'est le sujet qu'aborde Anne Berest dans ce premier roman, très bien écrit, et qui présente, en seulement 145, les remous qu'une simple petite phrase peut causer.
Tout commence lorsque les trois filles d'Albert, Irène qui fête ses 38 ans et prend conscience qu'elle sera désormais toujours plus vieille que sa mère, la Narratrice, et Charlie la petite dernière, pousse à bout, une fois de plus, leur belle-mère.
Celle-ci, excédée, va lancer une simple petite phrase au sujet de leur mère : "[...] Toujours Martine. Qui n'était pas une sainte, parce que, faire un enfant avec un autre et ne rien dire à personne, c'est quand même pas des comportements de Vierge Marie."
Cette tirade lancée sous le coup de la colère va faire son chemin dans chacune des trois têtes rousses. Irène, l'aînée, est convaincue qu'elle est cet enfant adultérin, et va se lancer dans l'histoire secréte de sa mère pour retrouver cet autre homme.
Bien sur, elle va emmener ses soeurs dans cette enquête jusqu'au dénouement final assez inattendu.
J'ai ouvert ce petit livre dans le cadre d'une lecture commune avec des amies, et ce fut finalement une très belle surprise. L'écriture d'Anne Berest est directe et sans extravagance, comme si une amie venait vous raconter son histoire.
Une très belle surprise... que je partage d'ailleurs avec MyaRosa et Totalybrune
La verticale du fou de Fabio M. Mitchelli
C
larisse est morte.
Elle ouvre les yeux sur son corps mutilé, entouré par la police scientifique qui s'affaire sur la scène de crime de son propre meurtre.
La vision est dure. Choquante. Le décor sinistre.
Dans cet état d'exo conscience, elle fait alors un come-back sur sa vie passée. Dans une affliction particulière, dérangeante, elle reconstruit le puzzle de sa vie. Elle va vivre ses derniers instants post mortem dans une bien singulière situation : celle de refaire à l'envers le chemin des heures qui ont précédé sa mort, afin de pouvoir confondre son propre meurtrier.
La police scientifique est formelle : le meurtrier de Clarisse a déposé son corps à plusieurs kilomètres des lieux du crime, pour s'adonner à des pratiques nécrophiles sur celui-ci. Chris, le jeune lieutenant de police affecté sur cet étrange homicide, va se retrouver lui aussi face à une situation qui le dépasse : la femme qu'il aimait, celle pour qui sa vie allait basculer, se trouve sous ses yeux, atrocement mutilée. Peu avant sa mort, Clarisse avait entretenu une relation enflammée avec le jeune flic.
Dans une curieuse atmosphère, trois destins vont alors se croiser, s'enchevêtrer pour enfin révéler toute la complexité de leurs existences tourmentées.
En parallèle, la conjonction sordide d'affaires criminelles jamais élucidées va également ressurgir, révélant toute la noirceur de la folie humaine et l'infini de ses troubles...
Lorsque j'ai découvert ce livre, je me suis dit deux choses :
1. "Ah mais il est tout petit". 77 pages, c'est vrai, c'est court, mais si j'avais fait plus attention, j'aurais vu que c'était une Novella...
2. "Ah un Thriller Fantastique !!! Si c'est une histoire de revenant, ça va m'empêcher de dormir, ça."
Et au final, wahou, quelle belle découverte. J'ai tout simplement adoré rencontrer Clarisse, "La Superbe..."
Le texte est très court (ben oui, c'est une Novella, vous suivez ou pas ???) et par conséquent, le style est ciselé, incisif et dépourvu de superflu. Les chapitres sont très courts et présentés comme un scénario, ce qui donne un visuel vraiment très intéressant.
Fabio M. Mitchelli nous livre ici un texte écrit à la première personne puisque ce sont à travers les mots de Clarisse qui "profite" de son état d'exo conscience, que nous remontons les dernières heures de sa vie et ainsi découvrons qui l'a assassinée. Clarisse ne nous épargne rien. Elle est cash, comme on dit maintenant.
C'est une vraiment très belle découverte. Je suis prête pour la suite, A la verticale des Enfers, qui sort prochainement et que j'attends déjà avec impatience.
Et si cette petite chronique n'a pas fini de vous convaincre, n'hésitez pas à faire un tour par chez Totalybrune.
La femme au miroir de Eric-Emmanuel Schmitt
Anne vit à Bruges au temps de la Renaissance, Hanna dans la Vienne impériale de Sigmund Freud, Anny à Hollywood de nos jours. Toutes trois se sentent différentes de leurs contemporaines ; refusant le rôle que leur imposent les hommes, elles cherchent à se rendre maîtresses de leur destin.
Trois époques. Trois femmes : et si c''était la même ?
Eric-Emmanuel Schmitt fait partie de mes auteurs-doudou. Il m'a tellement fait rire avec Odette tout le monde, et réfléchir avec Oscar et la dame rose ou Monsieur Ibrahim et les fleurs du Coran.
Aussi, à la lecture de la 4° de couverture de celui-ci, je m'attendais à une très belle histoire de femmes... et bien, soit je suis passée complètement à côté, soit le récit manque de quelque chose mais j'ai refermé ce roman vraiment déçue.
Nous suivons, alternativement, les histoires d'Anne de Bruges, d'Hanna et d'Anny. Un chapitre leur est consacré à tour de rôle ce qui nous fait voyager dans le temps... jusqu'à mêler les trois histoires.
Je comprends bien que l'auteur a voulu rendre hommage à ces femmes qui se sont battues contre ce que leur imposait leur époque et ont réussies, chacune à leur façon, à devenir des femmes libres... Mais alors, je me suis ennuyée... quel déception !!!
J'attends vos avis, chers amis lecteurs, parce que, peut être est-ce moi qui ai raté quelque chose ?
Vertige de Franck Thilliez
Certains secrets sont inavouables, mais serions-nous prêts à mourir pour les cacher ?
Un homme se réveille au fond d'un gouffre, au coeur d'un environnement hostile, deux inconnus et son fidèle chien comme seuls compagnons d'infortune. Il est enchaîné au poignet, l'un des deux hommes à la cheville et le troisième est libre, mais sa tête est recouverte d'un masque effroyable, qui explosera s'il s'éloigne des deux autres. Qui les a emmenés là ? Pourquoi ? Bientôt, une autre question s'imposera, impérieuse : jusqu'où faut-il aller pour survivre ?
Alors que l'on nous parle de plus en plus de bibliothérapie, Franck Thilliez, lui, s'ingénue à entretenir mes phobies.... Il m'avait déjà très fortement confirmée dans mon incapacité à apprécier d'aller en forêt avec La Forêt des Ombres. Avec Vertige, je ne suis pas prête de remettre les pieds en montagne (cela dit, ça ne va pas me priver, je n'aime pas tellement), ni dans une grotte d'ailleurs (ça, par contre, c'est dommage, il y en a quand même de très belles à visiter).
Je croise fortement les doigts pour qu'il ne lui prenne pas l'envie de situer l'action d'un thriller sur une plage paradisiaque au bord d'une mer d'un bleu magnifique avec un palmier juste positionné comme il faut au dessus d'un transat (décor idéal pour me faire dire que la vie est merveilleuse)..... sinon, je vais passer où mes vacances, Moi ?????
Pardon, je m'égare, revenons en à Vertige.
Tout le génie de ce livre réside dans le fait que je suis descendue volontairement dans la grotte avec Jonathan, Michel, Farid et Pok et que j'ai refusé de les quitter jusqu'à la toute fin de l'histoire... et pourtant, j'ai frisonné de froid mais surtout de peur (ah oui, pendant que j'y pense, si vous êtes claustrophobe, vaut mieux éviter d'entamer cette descente avec eux).
J'ai dévoré cette lecture pour en connaître le fin mot le plus vite possible. Je me suis laissée emmener sur des tas de pistes... sauf évidemment, la bonne qui m'a complétement soufflée alors que pourtant j'avais tous les indices sous les yeux, disséminés par petites touches.
Encore une fois, Franck Thilliez nous a offert un très très bon thriller et je l'en remercie.
Je vous le recommande, si vous aussi, vous avez envie de goûter à des sensations extrêmes... et pour finir de vous convaincre de le lire, faites un petit tour par chez MyaRosa et par chez Totalybrune
Les Souvenirs de David Foenkinos
Je voulais dire à mon grand-père que je l'aimais, mais je n'y suis pas parvenu. J'ai si souvent été en retard sur les mots que j'aurais voulu dire. Je ne pourrai jamais faire marche arrière vers cette tendresse. Sauf peut-être avec l'écrit, maintenant. Je peux le lui dire, là."
David Foekinos nous offre ici une méditation sensible sur la vieillesse et les maisons de retraite, la difficulté de comprendre ses parents, l'amour conjugal, le désir de créer et la beauté du hasard, au fil d'une histoire simple racontée avec délicatesse, humour, et un art maîtrisé des formules singulières ou poétiques.
Je ne connaissais pas encore David Foenkinos (oouhhh, oui, la honte sur moi) mais j'en ai beaucoup entendu parler (aaaah, quand même, elle ne vit pas sur Mars !!!)
J'ai donc profité de la rentrée littéraire pour faire sa connaissance avec ce roman dont le sujet me touchait tout particulièrement...
Nous avons tous dû dire "Adieu" à des personnes qui nous étaient chères sans avoir eu le temps (ou le courage, plus exactement) de leur dire à quel point elles étaient importantes pour nous.
David Foenkinos part du décès de son grand-père pour remonter un par un les souvenirs de sa famille, de la rencontre de ses grands-parents à celle de ses parents puis à sa rencontre avec sa femme.
Il y a de très jolis moments dans ce roman. Je me suis plongée passionnément dans le début de l'histoire et ai beaucoup aimé la relation du narrateur avec sa grand-mère... puis, je me suis lassée de cette énumération de souvenirs, accolés les uns aux autres, comme si je servais de psy au héros de l'histoire.
Mon bilan est assez mitigé parce que je m'attendais à beaucoup plus d'émotions, à avoir la gorge nouée, les larmes aux yeux.... à ce qu'il me rappelle que, si nos parents sont nos piliers, nos grands-parents sont nos fondations....
Je m'attendais à ressentir toute l'émotion qui passe dans ses mots là et je n'ai pas retrouvé tout ça.
Malgré tout, il y a de très belles phrases dans cette histoire :
"On cherche toujours des raisons au manque d'amour qui nous ronge.
Parfois, il n'y a simplement rien à en dire."
"J'aime tellement cette capacité des enfants à se protéger du malheur par leur fantasme.
Après, on ne sait plus très bien comment se protéger, on prend l'eau de toutes parts."
"[...] chaque personne importante d'une vie porte en elle l'écho de l'avenir."
Alors, j'attends que vous me donniez votre avis de lecteur, parce que, c'est exactement le genre de lecture qui fait appel à notre affect et doit nous permettre d'échanger dans des discussions passionnantes.
Ce Mardi, j'aime...
Bonjour les amis,
Comme j'ai été taggé par Karine, je vous soumets mes petits bonheurs de ce mardi.... dans lequel j'ai aimé :
Boire un bol de délicieux thé du Hammam pour me réchauffer ;
Enrouler au tour de mon cou mon chech préféré du plus beau bleu du monde ;
Recevoir un mail du bout du monde qui me raconte un pays que je ne connais pas (encore) ;
Prendre un bon fou rire avec mon assistante en chantant ça :
Le livre de la Jungle - Il en faut peu pour être heureux
Et mes amis savent à quel point cette chanson est un leitmotiv.
Février de Louis Sanders
Au hameau de La Berthonie, en Dordogne, vit un anglais au nom imprononçable. Il habite une "demi-maison" -l'autre partie de la bâtisse est fermée, le propriétaire n'y vient jamais- dont le charme pittoresque s'arrête là où commencent les courants d'air. Il se passe des choses curieuses dans ce coin paisible. Les morts se succèdent dans la famille Caminade. Le médecin qui a constaté les décès semble en savoir plus qu'il ne veut bien le dire. Et qui est cette vieille hollandaise qui vit retranchée dans son château avec son fils attardé ?
"En février, en Dordogne, on finit par tout confondre", se dit l'anglais au nom imprononçable dont l'imagination galope au coin du feu. Le whisky y est peut-être pour quelque chose, de même que les coups sourds qui résonnent contre le mur séparant les deux parties de la maison. Pourtant, à force d'imaginer de faux crimes, l'anglais va finir par découvrir de vrais criminels.
C'est grâce à Pat et à son billet que j'ai découvert ce petit livre.
Je m'attendais à une petite chronique régionale. Je m'attendais à découvrir la vie d'un village de Dordogne vue par un anglais. Et je trouvais ça très intéressant d'avoir une vision de nous, Français, avec nos travers et nos habitudes vus par un Anglais.
C'est la cas, mais, très vite, Louis Sanders nous emmène vers un très bon petit polar, très bien écrit et dont la fin m'a complétement bluffée.
C'est vraiment une très belle découverte, et je remercie encore une fois Patricia d'avoir partagé avec moi.
Bon dimanche à tous.
Désolations de David Vann
Sur les rives d'un lac glaciaire au coeur de la péninsule de Kenai, en Alaska, Irene et Gary ont construit leur vie, élevé deux enfants aujourd'hui adultes. Mais après trente années d'une vie sans éclat, Gary est déterminé à bâtir sur un îlot désolé la cabane dont il a toujours rêvé. Irene se résout à l'accompagner en dépit des inexplicables maux de tête qui l'assaillent et ne lui laissent aucun répit. Entraînée malgré elle dans l'obsession de son mari, elle le voit peu à peu s'enliser dans ce projet démesuré. Leur fille Rhoda, toute à ses propres rêves de vie de famille, devient le témoin du face-à-face de ses parents, tandis que s'annonce un hiver précoce et violent qui rendra l'îlot encore plus inaccessible.
Aprés Sukkwan Island, couronné par le Prix Médicis 2010, le second roman de David Vann est une oeuvre magistrale sur l'amour et la solitude.
Désolations confirme le talent infini de son auteur à explorer les faiblesses et les vérités de l'âme humaine.
Difficile d'échapper à David Vann en cette rentrée littéraire. Personnellement, je n'avais jamais entendu parler de son premier roman et c'est grâce à un match littéraire organisé par Price Minister que j'ai reçu Désolations.
En situant son livre en Alaska, "petite" partie du monde qu'il connaît bien puisqu'il en est originaire, David Vann nous décrit un paysage froid et hostile, couvert par un ciel de plomb, annonciateur de neige et de rigueur.
Il arrive ainsi à installer la lourdeur angoissante d'un huis clos... (et c'est plutôt fort quand on sait que l'Alaska mesure environ 3 fois la France).
Les principaux protagonistes de l'histoire, Irene et Gary, sont de jeunes retraités. L'un décide donc d'enfin vivre son plus vieux rêve, construire une cabane sur son île, pendant que l'autre (Irene) remet toute sa vie en question et souffre de troubles migraineux que personne ne semble prendre au sérieux.
Autour deux, gravitent leurs enfants : Mark, égocentrique et insouciant, et Rhoda, toujours là pour chacun mais qui rêve de créer enfin son propre foyer.
Si David Vann a décidé de situer son histoire dans un hiver particulièrement précoce et violent, vous vous douterez que c'est parce qu'il crée un parallèle avec la psychologie des personnages, chacun à un carrefour de leur vie.
Le rythme est lent, c'est bien écrit, mais j'ai souvent eu l'impression de faire du voyeurisme en regardant cette famille régler ses comptes. Aussi, je ne saurais vous dire si j'ai aimé ou pas.
Ma seule certitude est d'avoir éprouvé un certain malaise dans cet environnement noir et froid, devant le mal-être d'Irene que personne n'écoute, qui, au final, subit les décisions de Gary et, tente, par dessus tout, de mettre en garde Rhoda de ne pas répéter les mêmes erreurs qu'elle.
"Et pendant ce temps, murmura Irene pour elle-même, voilà ma vie.
On peut choisir ceux avec qui l'on va passer sa vie, mais on ne peut pas choisir ce qu'ils deviendront."
Si vous souhaitez d'autres avis, n'hésitez pas à consulter Totalybrune et AniLouve
Esteb - Entre deux mondes de Karine Carville
Bonjour Amis Lecteurs,
Il y a quelques jours, je vous annonçais le grand bonheur que Karine Carville me faisait en me confiant son manuscrit pour une lecture en avant-première (pour vous rafraîchir la mémoire, c'était là).
Et bien voilà, c'est fait, j'ai le grand honneur de vous présenter :
Des braquages de bijouteries ont lieu dans la région parisienne.
Le commissaire Somme a l'instinct parfaitement aiguisé et toutefois, il est complètement désarçonné par le profil des braqueurs... profil qu'il n'arrive d'ailleurs pas à établir clairement.
Quand un nouveau est affecté à sa brigade, loin de lui permettre d'enquêter en toute sérénité, les questions se multiplient.
Qui est cet Esteb, parachuté "d'en haut" ? Pourquoi ne quitte-t-il jamais ses lunettes noires ? Et surtout, pourquoi semble-t-il dissimulé certaines informations ?
Et que lui trouve Sarah, jeune journaliste intrépide mais surtout belle-soeur du commissaire ???
Lorsque j'ai démarré la lecture de ce manuscrit, je m'attendais à un polar. J'avoue, j'avais peur de ne pas aimer, voir de me retrouver avec un navet dont j'avais promis à l'auteur de faire une critique honnête et sans langue de bois.
Et bien, quelle belle découverte, ça a été. C'est vrai, c'est un polar, mais c'est tellement d'autres choses aussi.
Karine Carville a réussi à mélanger avec brio les rouages de l'enquête policière classique avec un brin de fantastique qui m'a rappelé certaines lectures de mon adolescence (dont je tairais ici les titres pour ne pas spoiler).
L'écriture est vive et agréable. On s'imagine tout à fait une adaptation cinématographique, mais surtout, les personnages sont vraiment envoûtants.
D'ailleurs, c'est avec un réel plaisir que je retrouverais Esteb, et Sarah... si Karine Carville se décidait à leur faire vivre de nouvelles aventures.
Je tiens encore à la remercier pour ce cadeau de la rentrée. Je vous rappelle que la sortie est prévue pour le mois de novembre et que Karine Carville éditant à compte d'auteur, il faut absolument que vous passiez commande (clic)... surtout que Karine et sa Dream Team ont organisé un petit jeu concours tout à fait sympathique.
A bientôt pour d'autre découvertes...








