Au fil des Morts de Gaëlle Perrin
Un mail, une pièce jointe : la photo d'une femme recroquevillée dans le coin d'une pièce sombre.
Un message l'accompagne : "Je t'offre celle-ci en cadeau. La prochaine... au chapitre suivant."
Mike Carpenter, professeur de criminologie à l'université de Boston, connaît bien la noirceur de l'âme humaine pour l'avoir côtoyée pendant de longs mois. Son livre au titre évocateur, "Comment devient-on tueur en série ?", est un succès lors de sa sortie en librairie.
Mais il ne se doute pas que dans l'ombre, on étudie ses écrits avec minutie.
Le professeur va se retrouver au centre d'un jeu où les chapitres de son livre s'égrènent au fil des morts. Le jeu commence. Les mots se transforment en cadavres.
La partie s'annonce sanglante...
C'est grâce à Sandra Martineau, dont je vous ai parlé il y a peu dans ce billet là , que ma route littéraire a croisé celle de Gaëlle Perrin.
Et vraiment, je ne le regrette pas parce que c'est une véritable très belle découverte.
Dès les premières lignes, je me suis plongée dans cette histoire en ayant qu'une envie : aller jusqu'au bout pour connaître le fin mot de cette histoire.
L'histoire est rythmée, visuelle (ça, j'aime beaucoup), bien écrite et l'alternance entre le récit des événements et le récit du tueur m'a permis d'avancer pas à pas vers le dénouement sans qu'à aucun moment je ne découvre le nom du véritable coupable.
Cette excellente découverte est la preuve, une fois de plus, qu'il est bon de sortir des sentiers battus des grands auteurs à succès pour découvrir les petits nouveaux parce que, parmi eux, se cachent aussi de vrais bons narrateurs...
Alors, qu'est-ce que vous attendez ???? hop hop hop, on clique là et on en commande un exemplaire... Si vous avez encore un doute, allez demander son avis à Totalybrune, elle finira de vous convaincre.
Un Café pour Deux de Déborah Smith
Depuis qu'il a perdu sa femme et son fils lors des attentats du 11 septembre, Thomas a fui New York. En Caroline du Nord, où il a trouvé refuge, il noie son chagrin dans l'alcool. Sans Molly, qui tient le café du village, il aurait lâché prise.
Cathryn, la cousine de Molly, est une actrice comblée. Star à Hollywood, elle est considérée comme la plus belle femme du monde. Jusqu'au jour où un accident de voiture la laisse défigurée. Sa carrière est brisée.
Molly a alors l'idée de mettre en présence ces deux âmes meurtries...
Un Café pour deux, l'un des cinq meilleurs romans de l'année selon le Library Journal, pourrait être dédié à tous ceux que le destin a frappé. Aussi terribles soient les épreuves, l'espoir ne meurt jamais...
Choisi par des amies pour une lecture commune (dont fait partie Totalybrune, d'ailleurs), je dois bien vous avouer que, de moi-même, je ne l'aurais certainement pas regardé.
Pourquoi ????? sûrement un a priori dû à l'estampille "Meilleur Roman d'amour de l'année".
Et oui, ce n'est pas de ma faute, si, par nature, je ne vais pas vers ce genre de roman. Parce que j'imagine de suite plein de pages dégoulinantes de bons sentiments et de guimauve... et moi, la guimauve, je n'aime que celle qui rejoint mon estomac en déposant au passage son petit goût de bergamote sur ma langue.
Pardon, je m'égare...:-)
Mais à la place de tout ça, j'ai découvert des paysages à couper le souffle sur fond de musique folk mais surtout, dès les premières pages et jusqu'à la fin de l'histoire, je me suis attachée à tous les personnages sans aucune exception.
Cathryn, que l'on pourrait tellement détestée parce qu'elle avait une vie si parfaite d'actrice adulée du monde entier, est si touchante dans son combat.
Thomas, brisé par le 11 septembre, est pourtant le pilier de tous...
Et Molly, toujours à rire et à aimer, qui panse les blessures de l'Âme en remplissant les estomacs de toute la douceur dont elle est capable, malgré que son coeur soit aussi triste que celui de tous ceux dont elle croise la route.
Au fil des pages, j'ai eu l'impression d'être une privilégiée intégrée à cette communauté pleine de tendresse, d'amour et surtout d'humour... parce que dans cette histoire, il n'y a jamais de pathos ni de mélo. Il s'agit juste de la vie de gens comme vous et moi qui cherche à se re-créer une vie normale alors qu'ils ont traversé d'épouvantables drames surement parce que :
"Chaque détail de notre vie nous conduit où nous sommes censés aller.
Ce n'est pas toujours facile de voir notre destination au milieu du voyage."
mais aussi parce que :
"La chance est un bouquet de roses, Bubelah.
Certaines personnes reçoivennt un gros bouquet d'un coup,
d'autres une fleur à la fois jusqu'à ce qu'un jour ils s'exclament :
"Ah ah ! j'ai enfin un bouquet !"
Un vrai moment bon moment de lecture auquel il ne m'a manqué que les biscuits de Molly pour que mon bonheur soit complet.
Sortie Littéraire
Bonjour Amis Lecteurs, Connus et Inconnus,
Depuis son ouverture, ce blog ne me réserve que de très belles surprises.
La dernière est d'avoir découvert Karine Carville dont le prochain livre sort en novembre prochain.
La bande-annonce donne envie, n'est-ce pas ?
Et bien, je pourrais bientôt vous en dire plus puisque Karine Carville m'a très gentiment proposé de le lire en avant première. (D'ailleurs, je ne sais comment la remercier de ce grand bonheur).
Si vous aussi, vous avez envie de découvrir son univers, il suffit de cliquer là... ah et du coup, vous pouvez aussi lui commander un de ses livres. Elle n'est pas belle, la vie ????
A très bientôt pour en savoir un petit peu plus.
Bisous
Le Passager de Jean-Christophe Grangé
Je suis l'Ombre.
Je suis la Proie.
Je suis le Tueur.
Je suis la Cible.
Pour m'en sortir, une seule option : fuir l'Autre
Mais si l'Autre est moi-même ?...
En fan absolue et inconditionnelle de Jean-Christophe Grangé depuis "Le Vol des Cigognes", d'ailleurs découvert grâce à mon Père, je guette toujours avec beaucoup d'impatience les nouveaux romans de ce monsieur... Il faut dire qu'il sait nous faire attendre.
Mais, alors, quand le nouveau titre est un ouvrage de cette qualité, je vous le dis de suite, il est tout excusé.
Par la complexité de son intrigue et la rapidité d'action, j'irais même jusqu'à dire que Jean-Christophe Grangé signe ici son meilleur thriller. D'ailleurs, en interview, il dit lui-même quel plaisir il a eu à l'écrire. : ici.
Venons en maintenant à l'histoire :
Anaïs Chatelet, jeune fliquette dépressive et en mal de vivre, se retrouve propulsée par hasard sur un crime particulièrement impressionnant : un homme est retrouvé mort, une tête de taureau à la place de la sienne.
Mathias Freire, psychiatre de renom, voit arrivé en urgence dans son service un homme, retrouvé sur les lieux de ce crime, et dont la mémoire semble souffrir de "petites défaillances".
Vous l'aurez compris, Anaïs et Mathias vont se croiser tout au long de cette histoire pour trouver la solution de l'énigme.
Je n'en dévoilerais pas trop pour ne pas risquer de spoiler et ainsi gâcher votre plaisir de lecture.
Hormis que Jean-Christophe Grangé signe un excellent thriller, j'ai particulièrement aimé la richesse des informations qui s'y trouvent et ai appris beaucoup de choses.
Tout d'abord, le côté psychiatrique de l'histoire, basée sur le principe de la fuite psychique, phénomène qui m'était totalement inconnu et qui m'a absolument passionnée. Imaginez qu'à la suite d'un traumatisme, vous vous réveillez sans mémoire et que petit à petit, la mémoire qui vous revienne ne soit pas vraiment la votre ? que vous vous fabriquiez une toute nouvelle personnalité dans laquelle tout serait faux mais qui, pour vous, serez la totale réalité. Flippant non ?
Ensuite, l'univers d'Anaïs est très musical. J'aime lorsqu'à l'écriture, je peux allier la musique des personnages. Je découvre d'ailleurs souvent des choses très intéressantes, n'étant pas moi-même grande amatrice de musique.
D'autant qu'ici, Anaïs Chatelet utilise la musique pour se calmer de ses angoisses, (comme beaucoup de n'est-ce pas ?).
J'ai ainsi découvert Rise de Gabrielle, Right where it belongs de Nine Inch Nails (magnifique) et redécouvert certain titre des Stones ou de Lou Reed.
Et enfin, ce qui m'a absolument passionnée, c'est la découvert de l'Art Brut, terme inventé par Dubuffet pour désigné les créations picturales de personnes complètement exemptes de toute culture artistique. Ici, plus spécialement, l'art pratiqué dans les asiles psychiatriques... dont certains ont connu une certaine notoriété comme Adolf Wolfli.
Il y a également beaucoup de référence aux peintres du mouvement appelé La Nouvelle Objectivité, comme Otto Dix et Georg Grosz dont les toiles sont assez... bizarres, à mon goût.
Bref, vous l'aurez compris, avec ce long billet, j'ai passé un excellent moment de lecture avec ce thriller absolument bien construit, rythmé et passionnant... et en bonus, j'ai appris des tas de choses... que demander de plus ?
Ah oui, de partager cet excellent moment, et c'est ce que j'ai fait avec Totalybrune, ma cop's de chez cop's, et avec Dorsi, ma fournisseuse officielle de Polar.
A bientôt pour d'autres lectures.
CéciBon
Sortie Littéraire
Imaginez simplement que vous vous réveilliez enchaîné au fond d'un gouffre, avec deux inconnus, et que vous découvriez que l'on ne viendra jamais vous chercher...
La sortie est annoncée pour le 13 Octobre prochain et compte tenu de la couverture, je pense déjà pouvoir dire qu'il va y avoir du grand frisson.
Bien sur, en grande fan de Franck Thilliez, je serais à la librairie le 13 pour pouvoir repartir avec et ainsi vous donner mes impressions très vite.
En attendant, je vous souhaite de belles lectures.
Un employé modèle de Paul Cleave
Christchurch, Nouvelle-Zélande.
Célibataire, aux petits soins pour sa mère, Joe Middleton, homme de ménage au commissariat central de la ville, est au fait des enquêtes criminelles en cours. En particulier celle qui concerne le Boucher de Christchurch, un serial killer accusé d'avoir tué sept femmes dans des conditions atroces. Pourtant, Joe sait qu'une de ces femmes n'a pas été tuée par le Boucher de Christchurch. Il en est même certain, pour la simple raison qu'il est le Boucher de Christchurch. Contrarié, Joe décide de démasquer le plagiaire.
Et, pourquoi pas, de lui faire endosser la responsabilité des autres meurtres...
Ce livre a été choisi dans le cadre d'une lecture commune avec des amies et, a priori, il fait beaucoup parler de lui, surement parce que c'est un véritable succès alors qu'il s'agit d'un premier roman.
Paul Cleave livre un récit à la première personne qui nous permet d'entrer dans la tête de Joe, homme d'entretien d'un commisariat le jour et Boucher de Christchurch la nuit.
L'idée de pouvoir suivre les réflexions d'un serial killer et, surtout, d'avoir sa version de l'histoire me plaisait bien.
Et pourtant, je dois bien avouer que je me suis très vite lassée de ce Joe, complétement mégalo et sans profondeur.
A côté de ça, les personnages secondaires (la mère de Joe, Melissa et Sally surtout) sont intéressants mais peu mis en valeur, comme si ils allaient faire l'objet d'un autre récit qui donnerait alors certaines réponses.... qui ne viennent jamais.
Pour avoir discuté de mon ressenti avec Totalybrune, nous n'avons pas appréhendé du tout de la même façon ce thriller. C'est ce qui rend d'ailleurs si intéressant les discussions littéraires puisque nous pouvons ainsi découvrir comment chacun interprête les mêmes mots.
Je serais donc ravie de lire l'avis d'autres lecteurs parce que, vous l'aurez compris, mon avis est plus que mitigé concernant ce livre, comme Cajou, d'ailleurs, qu'il ne faut pas hésiter à aller consulter en cliquant là
Au plaisir de découvrir vos commentaires.
Des Bisous
CéciBon
Quand reviendras-tu de Mary Higgins Clark
Désespérée par l'enlèvement de son petit garçon dans Central Park deux ans plus tôt, Alexandra "Zan" Moreland, belle et talentueuse architecte d'intérieur, se voit avec effroi soupçonnée d'avoir elle-même kidnappé l'enfant. Traquée par la police et les médias, Zan n'arrive pas à comprendre qui a intérêt à la faire accuser. Malgré la peur, malgré les doutes, la jeune femme, persuadée que son fils est toujours vivant, se lance dans une enquête qui pourrait bien mettre en péril sa vie et celle de ces proches...
Beaucoup disent que Mary Higgins Clark fait partie de ces écrivains qui produisent tellement que tout finit par se ressembler... Je dois avouer, ce n'est pas faux. Ses histoires sont souvent toutes montées sur le même schéma et c'est pour cela que je les achète et les lis à chaque nouvelle sortie. Juste parce que, pour moi, Mary Higgins Clark fait partie des auteurs- doudou, de ceux que je lis sans me poser de questions ni me prendre la tête... Et, quelquefois, ça fait du bien.
C'est donc bien confortablement installée que je me suis plongée dans l'histoire de Zan, absolument dévastée par la disparition de son petit garçon et que personne n'aide dans son enquête puisque tout semble indiquer qu'elle est la responsable.
Je trouve que Mary Higgins Clark a eu une période un peu moins intéressante, ses livres étaient vraiment les calques les uns des autres et finissaient par perdre de leur intérêt.
Ce n'est plus le cas avec celui-ci (quoique les deux précédents étaient pas mal du tout aussi) puisqu'elle a su me faire douter de l'identité du/de la méchant/e jusqu'à la fin. Le récit est rondement menée et j'ai retrouvée avec plaisir Alvira Meehan, l'ancienne femme de ménage devenue enquêtrice.
C'était un vrai plaisir de lecture, et ça mérite d'être dit... Du coup, je pense pouvoir affirmer que je continuerais de déguster les Mary Higgins Clark comme les petits bonbons acidulés qu'ils sont, et ceux, dès leur sortie.






